Lors de la sortie de son "Gros porteur", les hommes politiques, Jacques Chirac en tête, ont loué l'Avionneur Européen et sa technologie, vantant tout ce qui fait d'Airbus une entreprise performante de haute technologie et qui la place devant son rival américain sur le marché mondial du transport aérien. Des cocoricos qui masquaient une crise grave, à qui la faute ?
Ce sont sans nul doute, les conséquences d'erreurs commises par les hauts dirigeants de l'entreprise qui projètent le groupe et toutes ses filiales dans une crise sans précédent. 12 000 licenciements sont annoncés entre les salariés allemands et les français.
Comment ne pas soutenir le combat de ces milliers d'employés qui vont payer une fois plus des erreurs stratégiques.
Comment l'état pourrait-il ne pas être partie prenante dans un tel contexte ? Il est clair que le fleuron de l'industrie de notre pays ne peut se satisfaire de discours électoralistes et de promesses non tenues. L'aide des pouvoirs publics est une exigence nationale qu'il faut défendre tous ensemble. Qu'elle vienne des régions comme le préconise Ségolène Royal ou de l'état, là n'est pas le problème. Il faut soutenir les entreprises en crise, mais aussi s'assurer d'une certaine transparence et cohérence en matière de gestion. L'autre engagement de l'état doit également être l'interdiction de toute délocalisation hors des frontières européennes.
L'Etat ou les collectivités territoriales doivent assurer leur rôle en défendant et en aidant les salariés et les entreprises performantes victimes des erreurs de leurs dirigeants. |